Je suis seul, nu dans l'obscurité. Mon âme frêle dérive entre deux mondes, celui de la folie et celui de la raison.
Le premier ne me promet que tristesse et chaos, m'intime d'implorer les Dieux pour corriger leurs injustices. Douce amertume mélancolique ! Tendres souvenirs souillés par mes erreurs et mes tâtonnements dans les premières émotions de l'existence!
Le second m'apporte un avenir baigné dans une haine euphorique et rayonnante, impitoyable. Il m'apporte l'envie de gronder tel Jupiter et de considérer avec mépris mes anciennes passions comme de faibles anomalies pécheresses, de tout écraser sous mon char de tonnerre dans un terrible et fascinant renouveau.
J'hésite entre la mort et la gloire, entre mon côté humain et mon côté animal. Mais il n'est plus temps d'avoir peur. Il faut faire un choix.
Aux armes ! Je serais une machine, soit. Je deviendrais la hache de bataille, mordant avec voracité, savourant chaque minute de souffrance ! La colère des autres ne me heurtera plus, seule la mienne aura de l'importance ! Le passé n'est plus, mon choix est fait.
Mes convictions ont plus d'importance qu'une flamme ne brûlant finalement que pour un seul être.
Toutes les valeurs pour lesquelles je me suis battu sont plus chères à mon c½ur qu'un amour désormais à sens unique, dont seuls quelques écrits rappellent l'existence autrefois radieuse.
Il m'est cependant dur, si dur, de tirer un trait sur le passé, de réfuter toutes ces paroles encore aujourd'hui tellement sincères.
Je suis un violon oublié dans une armoire, dont la seule vue transperce l'esprit de mille images ancestrales d'une époque meilleure où je chantais inconsciemment.
Tout ou rien...
Mon esprit et mon c½ur se lancent dans une lutte qui ne peut être gagnée.
La véritable malédiction des damnés est là. On choisit de se reclure, mais c'est la dernière décision que l'on prend seul.
J'oscille toujours entre le désespoir et la rage aveuglante. Une seule tête si chérie et haïe à la fois pouvait, et m'a guidé vers la bonne porte. J'en suis heureux, mais seulement à moitié.
Tso-maraude, mage déchu
Le premier ne me promet que tristesse et chaos, m'intime d'implorer les Dieux pour corriger leurs injustices. Douce amertume mélancolique ! Tendres souvenirs souillés par mes erreurs et mes tâtonnements dans les premières émotions de l'existence!
Le second m'apporte un avenir baigné dans une haine euphorique et rayonnante, impitoyable. Il m'apporte l'envie de gronder tel Jupiter et de considérer avec mépris mes anciennes passions comme de faibles anomalies pécheresses, de tout écraser sous mon char de tonnerre dans un terrible et fascinant renouveau.
J'hésite entre la mort et la gloire, entre mon côté humain et mon côté animal. Mais il n'est plus temps d'avoir peur. Il faut faire un choix.
Aux armes ! Je serais une machine, soit. Je deviendrais la hache de bataille, mordant avec voracité, savourant chaque minute de souffrance ! La colère des autres ne me heurtera plus, seule la mienne aura de l'importance ! Le passé n'est plus, mon choix est fait.
Mes convictions ont plus d'importance qu'une flamme ne brûlant finalement que pour un seul être.
Toutes les valeurs pour lesquelles je me suis battu sont plus chères à mon c½ur qu'un amour désormais à sens unique, dont seuls quelques écrits rappellent l'existence autrefois radieuse.
Il m'est cependant dur, si dur, de tirer un trait sur le passé, de réfuter toutes ces paroles encore aujourd'hui tellement sincères.
Je suis un violon oublié dans une armoire, dont la seule vue transperce l'esprit de mille images ancestrales d'une époque meilleure où je chantais inconsciemment.
Tout ou rien...
Mon esprit et mon c½ur se lancent dans une lutte qui ne peut être gagnée.
La véritable malédiction des damnés est là. On choisit de se reclure, mais c'est la dernière décision que l'on prend seul.
J'oscille toujours entre le désespoir et la rage aveuglante. Une seule tête si chérie et haïe à la fois pouvait, et m'a guidé vers la bonne porte. J'en suis heureux, mais seulement à moitié.
Tso-maraude, mage déchu
